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7 octobre 2015

Barbara Cabioch et Axelle : « On peut réussir même dans un quartier difficile »

En marge de la conférence sur la laïcité et le vivre ensemble organisée par le Conseil de Développement de la Rochelle le 2 octobre 2015 à la maison de l’Etudiant de l’Université de la Rochelle, Eloi Choplin a prolongé le débat avec Barbara Cabioch, enseignante et Axelle l’une de ses anciennes élèves.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis professeur de français au collège Pierre Mendès France de Mireuil. J’ai mené un projet avec une classe.
Axelle > Maintenant je suis en seconde. Mais avant j’étais au collège Pierre Mendès-France avec madame Cabioch. J’ai participé à ces deux projets de court métrage avec cette association.

Axelle, qu’as tu retiré de ce projet de court métrage ?

Qu’on peut réussir même si on est dans un quartier qualifié de difficile. La voie est ouverte à tout le monde. Au delà des préjugés, quelque chose peut se faire et je trouve ça merveilleux.

Vous vous attendiez à ces résultats, madame Cabioch ?

A vrai dire, je ne m’attendais à rien au début. J’avais monté d’abord un autre projet avec mes 4ème. J’avais constaté, dans le cadre d’un autre projet d’écriture, l’image que mes élèves avaient de leur quartier. Image très ambivalente puisque les élèves se sentaient plus de Mireuil que de la Rochelle mais en même temps, ils avaient une image très négative de leur quartier avec le sentiment qu’ils n’étaient plus rien en dehors de leur quartier.

Je me suis dit qu’il fallait absolument trouver une image plus positive. J’ai eu l’idée de faire un projet avec des rencontres intergénérationnelles. Monsieur Serfontaine du cercle Jean Macé est venu au collège nous proposer cette opportunité d’un court métrage. Un peu à l’aveugle, j’ai dit oui. C’était pour moi, une aventure totale ; je ne connais pas la vidéo, je suis un peu obsolète pour pas mal de techniques nouvelles. Et j’ai découvert un réseau au collège d’abord avec des gens qui pouvaient m’aider. Avec les élèves cela a été une vraie révélation puisque finalement le projet a réuni presque tout le monde, c’était le vrai vivre ensemble. Beaucoup de jeunes que je voyais ennuyés et fatigués au collège ont trouvé une place, un rôle et sont devenus acteurs sans s’en rendre compte d’un projet qui a eu, contrairement aux exercices scolaires, une vision. C’est un objet à la fin.

Envie de commenter, de réagir, d’apporter une illustration ou un propos qui prolongerait le débat ? N’hésitez pas

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