10 mars 2017

Urbain/rural : entre oppositions et complémentarités

Les villes moyennes et territoires intermédiaires (ou périphériques des métropoles) sont au centre d’articles universitaires, de reportages et d’enquêtes, à l’approche des échéances électorales.
L’ « urbain » y est bien souvent défini par opposition au « rural », il y aurait pour certains une dualité entre « France métropolitaine » et « France périphérique ».
Pour autant, les relations entre villes moyennes et territoires intermédiaires dépendent de dynamiques complexes et appellent à dépasser ces oppositions.

Une crainte de déclassement

Les médias relaient les discours d’élus et acteurs territoriaux ruraux qui expriment une crainte d’être “écrasés” par les métropoles, ou de voir les moyens de l’action publique trop concentrés sur les métropoles au détriment des autres territoires, et ainsi d’accélérer des processus de déclin. Les données les plus récentes en matière de création d’emplois semblent conforter ce discours, mais pas toujours. Des travaux récents de chercheurs mettant en évidence des mécanismes de diffusion de la création de richesses autour de métropoles.

Une crainte de perte d’autonomie et de pouvoir

Même si certains territoires ont souhaité s’intégrer ou collaborer avec une métropole,  la crainte fréquemment exprimée est aussi celle d’une perte d’autonomie et de pouvoir. Il se crée même des intercommunalités ou des pôles métropolitains “défensifs”.

Quelles réponses des métropoles ?

A l’inverse, du coté des métropoles on peut voir s’exprimer à l’égard des territoires ruraux ou périphériques diverses attitudes, parfois d’ouverture, mais souvent d’incompréhension ou  de défensive.

La mise en place récente des métropoles par les lois MAPTAM et NOTRe n’a pas facilité ce dialogue, car les nouvelles institutions métropolitaines se sont beaucoup concentrées dans cette première étape sur leur organisation et leurs débats internes. Pour autant un intérêt est souvent manifesté pour la préservation des zones agricoles et naturelles, celles qui sont internes au périmètre de la métropole. Les pôles métropolitains constituent parfois des débuts de réponse en matière de dialogue territorial, mais la plupart d’entre eux n’intègrent que très partiellement les zones rurales proches des métropoles.

Dans ce contexte, les Conseils de développement n’ont-ils pas vocation à alerter, interpeler, proposer des pistes permettant de dépasser ces oppositions ?

La Coordination Nationale propose d’ouvrir un chantier autour de la thématique « urbain-rural ». Une prochaine réunion est organisée le 24 mars avec les Conseils de développement intéressés par ces questions. Contactez-nous pour y participer.

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