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6 décembre 2019

L’économie circulaire, une aubaine à saisir pour le territoire

Le Conseil de développement (CODEV) de Tours métropole Val de Loire s’est interrogé sur les moyens d’action locaux face aux enjeux mondiaux du changement climatique.

Il a choisi de partir du postulat que l’engagement de la Métropole dans une démarche d’économie circulaire, du fait de son large spectre de compétences, permettrait de limiter l’impact des activités de ses 300 000 habitants sur l’environnement, de structurer le tissu économique dans une logique circulaire vertueuse, de renforcer les liens avec les territoires limitrophes et enfin d’inciter les habitants à intégrer la préservation des ressources dans leurs modes de vie.

La question des déchets constitue donc un des points abordés mais la position du CODEV s’est voulue panoramique, c’est-à-dire traitant de toutes les dimensions de l’économie circulaire. En outre, le CODEV ne s’est pas senti suffisamment outillé pour aborder dans son intégralité la complexité des enjeux et la sensibilité des orientations à prendre en matière de politique des déchets, a fortiori dans un contexte compliqué d’adoption du plan régional de prévention et de gestion des déchets.

Synthèse des préconisations

Un urbanisme plus responsable

  • Systématiser le recours des matériaux issus de récupération, de recyclage ou bio-sourcés en fixant des objectifs sur la construction de voirie et d’infrastructures et de logements afin que le tissu industriel puisse se développer en accompagnant la collectivité métropolitaine dans l’atteinte de ces objectifs
  • Faciliter la rénovation énergétique de l’habitat sans oublier le logement collectif du domaine privé en recherchant les modes de portage de projet le plus à même de toucher le plus grand nombre de foyers. Dans le cadre d’un futur PLUi, imposer sur l’ensemble du territoire à l’échelle d’une construction ou d’un nouveau quartier
  • Généraliser les réseaux de chaleur pour les nouveaux immeubles mais également la récupération d’eau pluviale, la possibilité de production d’énergie renouvelable ainsi que la gestion des déchets organiques végétaux.

En se saisissant de l’Ecologie Industrielle Territoriale

  • Déterminer 2 ou 3 Zones d’Activités Économique pour y expérimenter l’approche de l’Ecologie Industrielle Territoriale
  • Saisir l’ADEME pour apporter un financement
  • Se saisir des outils existants et notamment du logiciel des Chambres de commerce et d’industrie « ACTIF »
  • Mobiliser l’Etablissement Public Foncier pour faciliter la reconversion et la mutation des zones d’activité.

L’alimentation, du pain béni pour l’économie circulaire

  • Renforcer les structures existantes dans le cadre du Projet Alimentaire Territorial : un maillage du territoire en légumeries et maraichers est nécessaire afin de maintenir une agriculture de proximité. Il faut également développer et dynamiser le territoire en ouvrant de nouveaux marchés et en attirant des producteurs locaux pour alimenter ces nouveaux marchés via des primes à l’installation
  • Favoriser la transformation de produits locaux pour que les producteurs gagnent en valeur ajoutée, •Soutenir les outils collectifs pour densifier et sécuriser l’offre
  • Faciliter l’accès aux marchés publics
  • Défendre dans la commande publique la notion de juste prix payé aux producteurs
  • Valoriser la structure ADIVALOR qui récupère et recycle une grosse partie des déchets agricoles : sacs d’engrais, de semences, ficelles bâches d’ensilage, bidons vides de produits phytosanitaires, produits vétérinaires, etc.
  • Développer une filière agricole d’approvisionnement pour les méthaniseurs à partir de produits fermentescibles qui ne pourraient être vendus.

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Soutenir la « Gabare » dans son plan de développement par une subvention ou le prêt de locaux pour ses activités administratives, d’animation et d’accueil.

La Commande publique, un levier à affirmer plus volontairement

  • Soutien à la recherche et au développement des agro-matériaux
  • Mobiliser les contrats de réciprocité sur ce thème
  • Participation au capital de consortium public privé
  • Favoriser la demande en intégrant les besoins des acheteurs publics et parapublics
  • Accompagner les besoins des entreprises de construction par des offres de formation.

Allonger de la durée d’usage

  • Répertorier les structures existantes (avec une carte interactive)
  • Soutenir les initiatives citoyennes par des subventions ou le prêt de locaux.

L’Economie de la fonctionnalité, un nouveau modèle économique

  • Mettre en avant les outils numériques pour que les plateformes communautaires atteignent une masse critique d’utilisateurs sur le territoire
  • Partager des données en Open Data pour faciliter l’émergence de nouveaux services
  • Favoriser l’installation de conciergeries de quartier qui ont pour vocation de faciliter et d’encourager les relations entre habitants autour de pratiques sociales écoresponsables.

L’Ecoconception

  • Engager Tours Métropole Val de Loire dans un schéma de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables
  • Inciter les communes membres à décliner leur propre schéma
  • Communiquer sur le réemploi de matériaux dans les travaux de Tours Métropole Val de Loire.

Déchets, la Métropole doit finir de boucler son écosystème

  • Continuer à favoriser le compostage par les habitants (bacs composteur, lombricomposteur)
  • Imposer via les PLU ou le futur PLUi création de composteur dans l’habitat individuel
  • Favoriser les initiatives de compostage dans le semi-collectifs
  • Inciter à la réduction des déchets d’emballage en favorisant, incitant au commerce de vrac
  • Utiliser les futurs équipements de gestion des déchets pour constituer des pôles axés sur la réutilisation du gaz ou de la chaleur produite. Un méthaniseur peut être entouré de serres, de conserveries ou de séchage de matières agricoles (luzerne, fourrage…). L’implantation de ces équipements doit être pensée pour cet accueil
  • Définir une filière de valorisation sur le long terme
  • Conserver une valorisation des déchets sur le département
  • Stimuler la prévention des DEEE,
  • Le tri ne constitue pas la finalité du recyclage, pour les matières pouvant être transformé ou remployé, il faut mettre en place des filières locales de retraitement. La création d’un pôle industriel recyclage est à envisager
  • Ne pas hésiter à réduire les fréquences de collecte des OMR
  • La création de nouveaux outils de traitement des ordures ménagères touche directement la population une large consultation sur les filières mise en place les évolutions attendues et l’impact financier.

L’économie circulaire au service d’une stratégie énergétique métropolitaine

  • De réaliser une étude d’impact sur la filière bois. En effet, l’importante demande en bois générée par ses projets doit permettre de favoriser une gestion locale planifiée des forets de notre territoire élargi dans le respect de nos paysages et de la biodiversité
  • D’étudier l’approvisionnement des réseaux de chaleur en résidus de déchets
  • D’utiliser les délaisser urbains (bord de voies rapides) pour produire de la biomasse.
  • Généraliser le verdissement des réseaux de chaleur sous condition de ne pas désorganiser la ressource bois et de ne pas sur-dimensionner les projets,
  • Favoriser les unités de méthanisations pour les déchets verts, déchets de cantine et déchets fermentescible. •Favoriser les contrats d’énergie verte en veillant à leur contenu,
  • Faire des études pour des réseaux de chaleur au nord de la Métropole qui prendrait appui sur l’énergie produite par l’Unité de Valorisation des Ordures Ménagères,
  • Favoriser l’installation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments publics, économiques mais également sur les friches industrielles et commerciales. Étudier la possibilité de développer la géothermie

Téléchargez la contribution (25 février 2019)

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